Vous vous demandez sûrement où je veux en venir en accolant dans mon titre un ancien négociateur de police, un agent gouvernemental fictif et le ministre du Travail du gouvernement provincial...

Eh bien sachez que si M. Whissell continue dans cette direction, il va rapidement rejoindre les deux premiers au panthéon des défenseurs de la veuve, de l'orphelin, et du contribuable!

M. Whissell veut nous libérer d'une potentielle prise d'otages par les chauffeurs et opérateurs de métros de la STM, et pour une rare fois, j'applaudis cette mesure du gouvernement libéral.

Attention! Je ne dis pas que je suis contre la grève comme moyen de pression d'employés qui veulent faire changer leurs conditions de travail ou qui se butent à l'obstination de la partie patronale. Disons seulement que le monopole de la STM dans le domaine du transport en commun rend la possibilité d'une grève complètement aberrante. On parle littéralement d'une prise d'otages, et ces otages, ce sont tous les usages de ce service mal foutu, trop cher et pas assez financé.

Bien sûr, le syndicat nous assurerait que le service en heures de pointe serait maintenu. Parfait... Mais pour tous ceux et celles qui ont des horaires atypiques, et qui commencent à travailler en début d'après-midi ou encore qui terminent en fin de soirée? C'est bien beau le co-voiturage, mais que faire si personne n'est disponible pour ce genre de service? Ou encore si la plupart des gens ne possèdent même pas de voiture?

C'est bien beau encourager le transport en commun, mais encore faut-il assurer ce fichu service, bordel! Je suis littéralement écoeuré qu'en tant qu'usager, je me retrouve plus souvent qu'autrement avec la facture, qui ne cesse d'augmenter. Je veux bien payer plus, mais qu'on ait au moins la décence de m'offrir un service qui justifie les coûts que je défraie!

Bref, j'espère sincèrement que le ministre du Travail va poursuivre sur sa lancée et que le Code du Travail sera amendé de manière à ne plus prendre une partie de la population en otage chaque fois que les employés d'un monopole décident de faire les fiers-à-bras.

Sur ce, je vous laisse, j'ai un autobus à prendre!

Blogue l'Éponge