29 novembre 2007
Une ville ou un fond de pension?
Est-ce seulement une impression personnelle, où est-ce que Gérald Tremblay gère Montréal comme on s'occuperait de son fond de pension?
Attention! Je ne dis pas qu'il fait un mauvais travail. C'est seulement que depuis au moins deux ans, j'ai l'impression qu'il se transforme tranquillement en mairesse Boucher (du temps de son vivant, évidemment!). Bien sûr, c'est vital et intelligent d'investir massivement dans la rénovation et l'entretient des infrastructures. Effectivement, c'est gentil de geler le fardeau fiscal des montréalais... Mais où sont les projets d'envergure? Ça fait cinq ans qu'on attend le quartier des spectacles! Presque un mandat et demi! Où est la revitalisation de la « Main », le boulevard Saint-Laurent? Le tramway dans le Vieux-Montréal? Le prolongement de la ligne bleue jusqu'au boulevard Pie-IX? Aaaaaaaaaaargh!
Désolé, ça ca mieux! Bref, j'ai le sentiment que Gérald Tremblay se comporte en gestionnaire prudent, plutôt qu'en maire visionnaire. Pour un petit village du fond du Québec, c'est peut-être adéquat, mais pour la métropole du Québec, c'est triste et pathétique. Au lieu de miser sur des projets concrets et réalisables, le maire Tremblay se met à rêver en couleurs (et en HD, évidemment!). En effet, il ne veut rien de moins que le déménagement du siège de l'ONU de New-York à Montréal... Euh... Youppi! Mais en attendant, est-ce qu'on ne pourrait pas développer davantage le transport en commun (la CAM augmenten encore, câ**ss), la vie culturelle, le logement social, bref, la qualité de vie des Montréalais? Dans le temps du maire Bourque, le slogan de Montréal était : « C'est TOI ma ville ». Maintenant, eh bien... maintenant je me demande si la ville à encore un slogan!
Le pire, c'est qu'en plus d'être incapable d'aller chercher un financement adéquat au provincial, Tremblay ne semble pas avoir un réel désir de répondre aux critiques de l'opposition, avec à leur tête, le tata de Ville-Marie, Benoît Labonté. Je suis désolé, mais une tentative de putsch, on ne prend pas ça avec un sourire contrit et un air désolé, comme si le chat avait vomi dans les souliers de la belle-mère! Un peu de testostérone SVP!
Bref, au-delà d'une gestion pépère des questions municipales, Gérald Tremblay sert-il vraiment à quelque chose comme maire? Je me le demande... Mais bon, entre lui et l'autre zouf à Labonté, je préfère encore l'équipe de « Projet Montréal »!
Blogue l'Éponge
26 novembre 2007
Après Claude Poirier et Jack Bauer, David Whissell?
Vous vous demandez sûrement où je veux en venir en accolant dans mon titre un ancien négociateur de police, un agent gouvernemental fictif et le ministre du Travail du gouvernement provincial...
Eh bien sachez que si M. Whissell continue dans cette direction, il va rapidement rejoindre les deux premiers au panthéon des défenseurs de la veuve, de l'orphelin, et du contribuable!
M. Whissell veut nous libérer d'une potentielle prise d'otages par les chauffeurs et opérateurs de métros de la STM, et pour une rare fois, j'applaudis cette mesure du gouvernement libéral.
Attention! Je ne dis pas que je suis contre la grève comme moyen de pression d'employés qui veulent faire changer leurs conditions de travail ou qui se butent à l'obstination de la partie patronale. Disons seulement que le monopole de la STM dans le domaine du transport en commun rend la possibilité d'une grève complètement aberrante. On parle littéralement d'une prise d'otages, et ces otages, ce sont tous les usages de ce service mal foutu, trop cher et pas assez financé.
Bien sûr, le syndicat nous assurerait que le service en heures de pointe serait maintenu. Parfait... Mais pour tous ceux et celles qui ont des horaires atypiques, et qui commencent à travailler en début d'après-midi ou encore qui terminent en fin de soirée? C'est bien beau le co-voiturage, mais que faire si personne n'est disponible pour ce genre de service? Ou encore si la plupart des gens ne possèdent même pas de voiture?
C'est bien beau encourager le transport en commun, mais encore faut-il assurer ce fichu service, bordel! Je suis littéralement écoeuré qu'en tant qu'usager, je me retrouve plus souvent qu'autrement avec la facture, qui ne cesse d'augmenter. Je veux bien payer plus, mais qu'on ait au moins la décence de m'offrir un service qui justifie les coûts que je défraie!
Bref, j'espère sincèrement que le ministre du Travail va poursuivre sur sa lancée et que le Code du Travail sera amendé de manière à ne plus prendre une partie de la population en otage chaque fois que les employés d'un monopole décident de faire les fiers-à-bras.
Sur ce, je vous laisse, j'ai un autobus à prendre!
Blogue l'Éponge
22 novembre 2007
La Soutane Strikes Back
Je me demandais, depuis hier, si j'allais commenter le mea coulpa prononcé par Mgr Ouellet, archevêque de Québec, au nom de l'Église catholique du Québec. En fait, jusqu'à il y a deux minutes, je n'avais même pas lu la lettre!
Maintenant que je l'ai fait, je ne peux m'empêcher de me poser plusieurs questions. Au lieu d'une charge en règle contre les aberrations de l'Église catholique (charge qui pourrait être dirigée contre n'importe quelle religion ou secte), voici donc le fruit de mes interrogations. Sentez-vous libre d'y répondre ou de me lancer des roches, à votre convenance!
La toute première chose qui me dérange dans cette lettre, c'est l'espèce d'opportunisme qui s'en dégage. Bien sûr, elle fait suite au mémoire déposé par Mgr Ouellet dans le cadre de la Commission Bouchard-Taylor. Mais pourquoi avoir attendu toutes ces années pour présenter ces excuses? Pourquoi maintenant, alors que la question de la religion prend de plus en plus de place sur la place publique? Pour marquer des points au nom de la foi? Pour tenter de colamter les brèches qui fissurent l'Église catholique du Québec, et qui se manifestent par un désengagement massif des Québécois envers la religion? À mon avis, ces excuses auraient déjà due être présentées, et pas seulement par le Québec, mais par le Vatican lui-même. Jean-Paul II avait amorcé le mouvement, mais il semble que Benoît XVI ne ressent pas les mêmes scrupules...
La deuxième chose qui m'interpelle est une simple date : 1960. Dans sa lettre, Mgr Ouellet s'excuse pour les propos et agissements de l'église AVANT 1960. En quoi cette année est-elle « magique »? Est-ce parce que c'est à ce moment que Mgr Ouellet a commencé à occuper ses fonctions d'archevêque? Est-ce à cause de la période de la Révolution tranquille, qui a vu une désafectation massive de la population québécoise envers l'église et une séparation nette entre l'Église et l'État? Je ne sais pas, mais je me pose de sérieuses questions! Sincèrement, est-ce que depuis 1960 l'Église a cessée d'ostraciser les homosexuels? Est-elle vraiment plus ouverte? Et le traitement des femmes? À ce que je sache, aucune femme n'a encore été ordonnée prêtre, et je ne connais aucun curé uni par les liens sacrés du mariage... Peut-on vraiment parler d'ouverture? L'Église est-elle capable de se moderniser et de s'humaniser? Sous Jean-Paul II, ma réponse aurait été (et d'ailleurs elle l'était!) un oui retentissant... Mais maintenant, je me pose sérieusement la question.
La troisième et dernière chose sur laquelle je veux attirer votre attention est double. Il s'agit d'abord de l'accord tacite entre Mgr Ouellet et la population québécoise, où Mgr Ouellet semble dire : « Aller tout le monde, on efface tout, on oublie et on recommence! » Mais comment oublier les torts de l'Église? Est-ce possible de fermer les yeux sur les cas de pédophilie, de mauvais traitements, le mépris envers les femmes, le refus de l'homosexualité, le traitement des autochtones, etc?
Ensuite, le fait de présenter l'Église et la religion catholique comme la solution miracle à la crise identitaire du Québec me semble un peu rapide et tellement pas subtile! Les québécois ont fait le choix, justement à partir de 1960, d'effectuer la séparation etre l'Église et l'État. La première ne pouvait donc plus directement intervenir sur la place publique, surtout lorsqu'il est question de politique. Tant qu'à moi, ce n'est pas en accrochant des crucifix partout qu'on va régler le problème. Au contraire, on ne va qu'exacerber des tensions (à saveur fortement religieuses, justement, c'est là le but des accomodements raisonnables!!!) qui sont déjà bien présentes.
Est-ce que le fait de ramener la religion catholique à l'école est vraiment la meilleure solution? Et les juifs, les musulmans, les sikhs, les bouddhistes, les témoins de Jéovah, les mormons, les raëlliens, auront-ils droit au même traitement? Sérieusement? Permettez moi d'en douter!
Voilà! Ce sont les doutes qui m'ont assailli à la lecture de la lettre de Mgr Ouellet. Pour finir, je vous laisse sur cet article de Patrick Lagacé qui m'a profondément rejoint dans mes convictions, sauf peut-être pour la métaphore finale, un peu forte à mon goût.
Blogue l'athée
P. S. Par rapport au commentaire de Caboche, voici, pour ma part, le billet que j'aurais voulu écrire sur la question.
L'enfer c'est l'attente (bis)
Voilà! C'est fait! J'ai officiellement déposé mon mémoire de maîtrise à 9h30 ce matin. J'étais moins nerveux que je pensais... Disons que j'avais de plus en plus hâte de finir, je commençais à en avoir ma claque. Mais je reste extrêmement heureux, tant du processus de rédaction que du résultat fini. Disons que la rédaction du mémoire m'a permis de comprendre à quel point j'étais à ma place à l'université, et à quel point j'ai une âme de chercheur.
Et ce n'est pas fini! Tout de suite après le dépôt du mémoire, je suis allé au bureau en face, pour m'informer des conditions d'admission au doctorat en études littéraires! Eh oui, je repart pour un autre quatre ans, probablement à partir de septembre 2008.
En ce qui concerne le mémoire, je n'aurai pas de nouvelles avant que le comité de lecture soit constitué, et par la suite, je n'en aurai pas avant d'avoir la mention à propos de mon mémoire, de même que les corrections éventuelles à apporter. Il faut m'armer de patience! Selon l'assistante de programme au 2e cycle, le tout peut aller jusqu'au printemps prochain, donc jusqu'en avril ou mai! Et mon prof est à peine plus optimiste, il m'a dit que je devrais avoir une réponse en février ou mars, selon la rapidité des lecteurs! Eh misère!
La bonne nouvelle, je n'ai pas à attendre la correction du mémoire pour m'inscrire au doctorat, puisque j'ai déjà ma moyenne académique, et c'est sur ces résultats qu'est basée l'admission... Fiou! Mais il me reste quand même à fournir trois lettres de recommandation, la demande d'admission duement remplie, de même qu'une ébauche de projet de cinq pages, accompagnée d'une bibliographie. Mais bon, je suis dans mon élément et je ne devrais pas avoir trop de problèmes!
Disons que je me donne un gros deux semaines de vacances avant de replonger!
Blogue l'Éponge
20 novembre 2007
L'enfer, c'est l'attente
Je me permet ce pastiche de Sartre parce qu'à partir de ce jeudi, je crois que c'est la meilleure définition de l'enfer que j'aurai sous la main.
En effet, jeudi le 22 novembre à 9h30, je déposerai officiellement mon mémoire de maîtrise. Après deux ans de travail assidu, passionné et parfois frustrant, je dois me séparer de ce travail, afin de le faire évaluer.
Comme il se doit, je considère que mon mémoire est bien ficelé, précis et qu'il apporte une contribution substantielle à l'étude de Jacques Ferron, l'auteur de mon corpus. Toutefois, je ne peux m'empêcher d'angoisser à l'idée de toutes les imperfections que les membres du comité de lecture vont peut-être trouver.
Mais comme je refuse de perdre le sommeil à cause d'une évaluation, je tente de me rassurer en me disant que j'ai fait de mon mieux (et peut-être même plus encore), que mon professeur est très satisfait du résultat final et qu'au nombre de relectures et de modifications que mon mémoire a connu, je ne pouvais plus faire grand chose pour aider ma cause.
Alors voilà, vous êtes à peu près les premier au courant et évidemment, je vous reviens la-dessus dès que j'en ai des nouvelles, qu'elles soient bonnes ou mauvaises.
Blogue l'Éponge
15 novembre 2007
Quand la logique est en grève
Non, ce n'est pas du vote de grève adopté à 97% par les chauffeurs et opérateurs de la STM dont je veux vous parler. C'est plutôt de la grève des étudiants de l'UQAM (dont je fais parti) qui m'inquiète m'intéresse.
Pour résumer rapidement, 5 facultés de l'UQAM, comptant environ 20000 étudiants, sont en grève depuis mecredi dernier, jusqu'à vendredi, avec possibilité de reconduite pour une semaine supplémentaire. Les étudiant veulent protester contre le plan de redressement de l'UQAM, de même que contre la hausse et le dégel des frais de scolarités. Je ne m'étendrai pas sur les revendications ou sur la légitimité de ce moyen de pression, sauf pour préciser qu'aujourd'hui, tout comme en 2005, je suis fortement opposé à ce moyen de pression, qui pénalise les étudiants sans avoir un véritable poids sur l'opinion publique.
Ce sur quoi je désire insisté est légèrement plus troublant... Si vous suivez la couverture médiatique de la grève, vous avez sûrement constaté que les deux parties (l'administration de l'UQAM et les étudiants) n'arrivent même pas à s'entendre sur le véritable déroulement des incidents qui ponctuent la grève...
Vous avez ici une version des événements, par l'administration. Et là c'est la version des étudiants. Le clivage entre les deux versions est encore plus évident dans les courriels que les étudiants de l'UQAM ont reçu, dans leur boîte de courriels de l'UQAM... D'un côté, l'administration qui condamne le grabuge et l'occupation de locaux, et de l'autre, les étudiants qui hurlent crient à la répression policière et à la provocation gratuite.
La question à 500$ (montant de la hausse globale des frais de scolarité!) maintenant. Combien de fois avons -nous réellement entendu parler des revendications des étudiants, ou encore des solutions qu'ils proposent? Laissez-moi réfléchir... Ah! ça y est! On n'en entends tout simplement pas parler!
Pourtant, la mise sur pied de l'UPAM (Université Populaire à Montréal) est un projet extraordinnaire, qui aurait pu rassembler la communauté étudiante et faire passer le message d'une manière originale et non-violente, montrant ainsi à l'ensemble de la population que les étudiants ne sont pas des bébés-gâtés qui veulent tout avoir sans rien payer. Et pour ce genre de projet, même pas besoin de faire la grève! On aurait pu organiser le projet durant l'heure du midi, ou encore la fin de semaine... Mais c'est plus facile de sortir les pancartes et de se donner des airs de mai 68 en scandants des slogans.
Une dernière chose avant de terminer... Hier avait lieu la manifestation officielle des étudiants de l'UQAM, pour protester spécifiquement contre le plan de redressement. Sur 20 000 étudiants en grève, environ 200 ont participé à l'événement, ce qui représente un énorme et significatif 1% des grévistes. Où est l'impact dans tout ça? Nul part, sinon sur le déroulement de la session des étudiants...
Blogue l'Éponge
13 novembre 2007
Le (la) gè(ê)ne de la sédentarité
Je ne sais pas si c'est le mois de novembre, ou encore le disque de Trico Machine que je fais tourner en boucle, (c'est peut-être le billet très pertinent de Caboche...) mais je me sens de plus en plus d'humeur sédentaire ces jours-ci. Hier, par exemple, j'avais un cours d'aquaforme avec ma copine. J'y ai été à reculon, en bougonnant un peu. Qu'est-ce que j'aurais aimé faire à la place? Euh... lire, corriger mon mémoire, regarder un film avec ma douce, bref, rester dans mon petit chez moi.
Mais évidemment, c'est mal! Il faut que je bouge, que je fasse de l'excercice, pour ne pas prendre de poids, pour me maintenir en santé, pour vivre en forme jusqu'à 95 ans. Mais si j'ai le goût d'être sédentaire (sans me transformer en « potato couch »), si les sports et l'activité physique ne m'attirent pas? Depuis que je suis tout petit, les sports ne m'intéressent pas, j'ai toujours préféré un bon livre à une partie de ballon-chasseur... Est-ce génétique, ce refus de bouger et de faire de l'excercice? Je ne sais pas, mais je m'interroge... Surtout avec toute la pub qui est faite, et la culpabilisation orchestrée par les professionnels de la santé.
J'en suis à ma troisième session d'aquaforme... La première fois, j'ai bien aimé, je découvrais une nouvelle façon de faire de l'activité physique. Maintenant, j'ai perdu tout intérêt, je n'ai pas l'impression d'obtenir des effets bénéfiques sur ma santé... Mes problèmes de crampes dans les jambes ont disparus dès la deuxième session, une bonne chose de réglée!
Pour cet hiver, je pense peut-être me mettre au volley-ball ou au badminton... Ce sont à peu près les deux seuls sports qui m'attirent encore. Je ne sais pas patiner, je suis incapable de tenir sur un vélo et payer pour faire partie d'un club de marche me semble une idée ridicule et coûteuse... J'aurais bien voulu jouer au football, mais mes pauvres genoux ne me le pardonneraient jamais. Bref, je suis un non-sportif assumé.
Est-ce vraiment mal? Je me sens bien, malgré un certain embompoint (vive la franchise), je m'accepte comme je suis et je m'efforce de bien m'alimenter. N'est-ce pas suffisant? Dois-je vraiment intégrer du sport à ma routine déjà chargée? Avec un horaire atypique comme le mien, la notion d'intégration harmonieuse est impossible. Et comme je vis en appartement, impossible de compenser par des corvées de nettoyage du terrain!
Bah, va pour le volley-ball, on verra bien ce que ça va donner!
Blogue l'Éponge
12 novembre 2007
Humeur blogueuse
Semaines après semaines, mon intérêt pour certaines chroniques se confirme. Je veux donc partager avec vous mes deux coups de coeurs, tous deux chroniqueurs à « La Presse ».
Ils sont à la fois dans la version imprimée et la version « web », ils sont donc facilement accessibles.
Le premier est l'inégalable Pierre Foglia. Certains le trouvent peut-être chiant, mais à mon humble avis, il sait toujours trouver le bobo et il ne se gêne pas pour le gratter, afin de bien nous montrer l'insignifiance de certaines « crises sociales ». Son plus récent billet porte sur la vaseline et la communication. Je vous laisse découvrir le reste par vous-mêmes!
Le deuxième est un nouveau venu, mais il possède un esprit extraordinnaire. Je parle de Pierre Légaré, passé d'humoriste à chroniqueur, pour mon plus grand bonheur. En quelques paragraphes, il parvient à soulever des interrogations, proposer des solutions et rire de nos travers de société. un adepte du « gros bon sens », autrement plus digeste et sympathique que Mario Dumont! Sa dernière chronique porte justement sur la question identitaire, qui est, depuis deux ans, mon sujet de maîtrise. Encore une fois, je vous laisse vous faire une idée...
Bonne lecture!
Blogue l'Éponge
De « vroum-vroum » à « pout-pout »
Une fois n'est pas coutume, je tiens à applaudir chaleureusement une résolution du gouvernement Charest.
Eh oui! La ministre des Transports, Julie Boulet, annonce en effet un resserement des règles et des lois concernant des automobilistes. Une surveillance accrue, des sanctions plus sévères et un meilleur contrôle des automobilistes délinquants sont à l'ordre du jour. Je suis extrêmement heureux que ces dispositions soient proposées. En tant que piéton, je rage très souvent contre des débiles au volant qui sont incapables de respecter certaines notions élémentaires de savoir-vivre, de même que les règles de base du code de la route.
J'espère sincèrement que cette nouvelle approche du gouvernement va porter fruit et que des événements comme ceux de l'Île-Perrot pourront, à l'avenir, être évités.
Voilà, ce sont les fleurs que j'avais à lancer au gouvernement provincial. À quand le pot? ;)
Blogue l'éponge
06 novembre 2007
Moé, j'parle ben franças, stie!
Depuis quelques semaines déjà, ça bouge au ministère de l'éducation. La ministre Courchesne a avouée être inquiète de la qualité du français utilisé par les professeurs du secondaire et du primaire. Et selon cet article, ses craintes sont justifiées!
Au-delà de la simple question de la survie du français au Québec, je crois qu'il est grand temps qu'on s'attaque à un problème plus pernicieux encore, la qualité du français que l'on utilise dans la vie de tous les jours. Au risque de passer pour un prétentieux fini, les gens qui me parlent de « triologies » ou qui veulent « extentionner leurs livres », je ne suis plus capable de les supporter! Le pire, c'est que même les médias (surtout la télévision et la radio) sont atteints d'une forme plus ou moins aigüe de déficience du français. Il est grand temps qu'on valorise la maîtrise du français, au lieu de taxer de snobisme ou de pédanterie les gens qui font l'effort de s'exprimer correctement. On peut voir une pièce de Michel Tremblay et parler comme Robert Guy Scully, me semble!
Anyway, faut que je vous laisses, j'ai d'autre affaires a faires.
Ça fait que passé une bone journée!
Blogue l'Éponge