Il fallait que ça arrive un jour, et plus tôt que tard! Non, je ne parle pas du retour de Julie Payette dans l'espace, personnellement, je trouve ça bien pour elle, mais sans plus!

En fait, je me demande encore comment je dois réagir face à ce genre de nouvelles... Ou à ce genre de lettres d'opinions...

Dans les années 1960, Hubert Aquin parlait de la fatigue culturelle du Canada Français. Quarante ans plus tard, sommes nous en train de vivre une fatigue linguistique? Laissez-moi vous dire que c'est mon cas! Je suis plus que fatigué d'entendre des chamailleries à propos de la santé du français, de l'endroit où on le parle, de qui le parle, comment, où l'a-t-il appris, etc.

Hey tout le monde! Montréal est une ville cosmopolite où viennent habiter la grande majorité des immigrants que le Québec accueille! C'est NORMAL que l'anglais y ait une certaine importance! On a même des quartiers anglophones! Voulez-vous bien me lâcher avec vos complots visant à faire ressusciter Lord Durham et Pierre Elliott Trudeau, dans le but avoué de finir la « job » et de finalement assimiler les « frogs » du Québec tout entier!

Le Québec est peut-être la communauté francophone la plus importante à l'intérieur du Canada, mais on n'est pas tout seul dans notre coin, bordel! il y a les franco-manitobains, les Acadiens et (bon, j'avoue que ce sont les deux seules communautés francophones dont je suis sûr de l'existences, veuillez me pardonner et me donner le nom des autres communautés!) Et à mon humble avis, ce sont eux qui ont le plus à s'inquiéter de l'état du français, alors qu'ils doivent se battre sur une base presque quotidienne pour être servi en français au dépanneur asiatique du coin à l'hôpital ou dans les écoles! Pourtant, je n'ai jamais entendu parler d'une enquête du « Journal de Moncton » (nom de journal fictif parodiant le « Journal de Montréal ») où on nous annonce qu'il est impossible de se faire servir en français au Tim Horton's le plus proche.

Dans le contexte de mondialisation où nous vivons et qui va prendre de plus en plus d'importance au fil des ans, il m'apparait primordial de cesser de se regarder le nombril en français et de relever le défi du multilinguisme et de permettre aux nouveaux arrivants d'apprendre correctement et rapidement (ah oui! et à moindre coûts!) la langue de Molière alors que dans le même mouvement, on insiste pour que les Québécois fassent un effort pour apprendre celle de Shakespeare (ce qui pourrait donner des trucs comme « Le Bourgeois of Windsor » ou encore « Macbeth malgré lui »!)

Do you speak english? Yessir, câliss!
Parlez-vous français? Sure I do, goddammit!

Blogue « The Sponge » Bilingue!