Même si je suis en train de terminer une maîtrise à l'UQAM et même si j'ai été accepté au doctorat à cette même université, des fois, j'ai vraiment honte de l'UQAM!

Pas de l'administration ou de l'institution (du moins, c'est rarement le cas!). Non, c'est surtout certains groupes d'étudiants qui fréquentent ce lieu du savoir qui me font rougir et marmonner de manière gênée que oui, moi aussi je vais à l'UQAM...

Le dernier exemple en date de ce genre de comportements est relaté dans cet article de « La Presse ». On y apprend que trois étudiants ont été suspendus pour une vingtaine de jours, pour avoir causé du grabuge lors d'une manifestation dans l'un des pavillons de l'université. Alors que la direction a pris le temps d'expliquer clairement les raisons de cette sanction, l'un des étudiants en question s'empresse de crier à la répression et se pose même comme un martyre! Oh boy!

On va bientôt ouvrir un certificat en guérilla urbaine, avec un cours optionnel sur les déclarations stupides
incendiaires maladroites que l'ont peut offrir au média pour faire paraître l'UQAM comme un gros-méchant-monstre-capitaliste-qui-refuse-de-négocier-directement-avec-les-étudiants.

L'étudiant mentionné plus haut fait partie de la faculté des sciences humaines. Je n'ai rien contre cette faculté, ayant moi-même suivi quelques cours en histoire et un en sociologie (que j'ai détesté pour mourir, mais là n'est pas la question). Cette même faculté est la seule à être en grève, si l'on excepte deux autres programmes uqamiens. Ladite grève a été reconduite par 51% des étudiants présents à la dernière assemblée générale. Bref, le mouvement de grève, en plus d'être marginal au sein même de l'UQAM, semble (du moins je l'espère) en voie de s'essouffler.

Tout ça pour dire que plus j'y pense, et plus je constate que ce sont presque toujours les étudiants de 1er cycle qui ont ce genre de comportement. Vous verrez rarement les étudiants à la maîtrise et au doctorat prendre les armes (ou les tamtams, selon le cas) pour défendre une cause qui aurait très bien pu se régler par la discussion, comme semblent vouloir le faire la grande partie des associations facultaires uqamiennes. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais je crois que tout cela est symptomatique d'une attitude regrettable, qui allie à la fois un certain jem'enfoutisme au niveau des études à un manque flagrant de maturité.

Pour finir, j'aimerais rappeler, comme me l'a mentionné un collègue étudiant, il y a quelques semaines, qu'une grève est supposer perturber une offre de service afin de faire bouger les choses. Dans le cas qui nous occupe, c'est uniquement la session des étudiants concernés qui est perturbée et ce sont les seuls qui auront à en payer le prix.

Blogue_l'Éponge universitaire mais non gréviste