27 mars 2008
En hommage à mes collègues
Pour tous ceux et celles qui travaillent ou qui ont travaillé dans une bibliothèque publique, je vous offre ce bijou, gracieuseté des Têtes à Claques. Je crois que ça résume très bien le genre de clientèle à laquelle nous avons tous eu à faire, un jour ou l'autre.
Ça vaut vraiment la peine!
Sur ce, « bonne semaine ! »
17 mars 2008
Observations (de) clinique(s)
Ce matin, il fallait que je passe à la clinique de cartier. Ne vous en faites pas, aucun commando viral n'a pris d'assaut la forteresse imprenable de mon organisme. En fait, c'est Bloguette qui faisait de la fièvre depuis samedi et qui a toussé comme une fumeuse chronique une bonne partie de la nuit.
Alors, à sa demande, je me suis levé à 6h du matin pour que nous puissions partir le plus tôt possible. Parce que la dernière fois qu'on a été à cette clinique, elle était complète. Et il était 8h30, un samedi matin.
Alors, on arrive à ladite clinique à 7h30. Il y a déjà un monsieur devant la porte qui nous accueille avec un joyeux : « Il reste 30 minutes avant l'ouverture de la porte! ». Eh oui! Elle ouvre à 8h la clinique. Au bout des trente minutes, il y a déjà une mini file d'attente devant le bâtiment. On entre et Bloguette s'inscrit au comptoir. On s'asseoit sur des chaises en bois pas confortables, et on attend le début des consultations. Parce que, eh oui! la clinique ouvre à 8h, mais le médecin, lui, commence à travailler à 8h30!
Arrive 8h45, le premier patient (le monsieur qui était arrivé avant nous) est appelé par le médecin. Finalement, à 9h02, c'est au tour de Bloguette d'entrer dans le cabinet. En bon conjoint attentionné, je l'attends dans le couloir. Vers 9h10, elle sort avec sa prescription, son papier du médecin et son diagnostic (une grippe qui avait dégénérée en début de bronchite). On passe à la pharmacie de la clinique (très pratique!) et Bloguette remet sa prescription. Finalement, il est 9h25 et on peut enfin rentrer à la maison.
Vous avez bien lu! Il nous a fallu 2 heures pour voir le médecin (et on était les 2e en ligne!). Ah, et ça a coûté un gros 35$ (15$ pour le papier du médecin pour justifier son absence pour le reste de la semaine et 20$ pour les médicaments).
Disons que je suis très perturbé en ce moment. Et que je me dit que finalement, l'arrivée du privé en santé, ou l'instauration d'une franchise annuelle nous assurant de voir rapidement un médecin, n'est pas si saugrenue!
Mais bon, je me console en me disant que ça aurait pu être pire... On aurait pu aller à l'urgence!!!
Sur ce, bons mouchoirs!
Blogue l'«atchoum»! l'Éponge
05 mars 2008
Bienvenue au Cirque du PQ!
Ça faisait longtemps qu'une nouvelle ne m'avait pas laissé aussi ambivalant! Dois-je rire ou pleurer? Je crois que je vais choisir de me bidonner solide des nouvelles tactiques référendaires souverainistes séparatistes politiques du PQ.
On ne parle plus de référendum, ni de conditions gagnantes... Non! On parle maintenant de « conversation nationale » et de « gestes de rupture ». Bref, on invite les québécois à v'nir jaser autour de la table, pendant qu'on se sert de nos majeurs pour saluer le ROC... Wow! Franchement, c'est fort!
Je croyais que les contorsions et autres acrobaties étaient l'apanage du Cirque du Soleil, du Cirque Éloize ou de la Tohue. Eh bien non! Ne reculant devant rien, la reine matronne chef du PQ, Mme Marois, nous propose une refonte complète du paradigme souverainiste! Voyez comme ces mots roulent dans la bouche sur la langue...
Vous aurez compris qu'il est de moins en moins probable que mon vote aille au PQ aux prochaines élections... Je crois que je vais plutôt encourager un parti avec des valeurs claires qui ne changent pas au gré du chef en place... Parti du renouveau naturel, me voici! ;)
Comme quoi, quand on veut, on peut devenir encore plus incohérent
Blogue l'Éponge pleine de fiel lapsus
04 mars 2008
Des fois, j'ai honte de l'UQAM
Même si je suis en train de terminer une maîtrise à l'UQAM et même si j'ai été accepté au doctorat à cette même université, des fois, j'ai vraiment honte de l'UQAM!
Pas de l'administration ou de l'institution (du moins, c'est rarement le cas!). Non, c'est surtout certains groupes d'étudiants qui fréquentent ce lieu du savoir qui me font rougir et marmonner de manière gênée que oui, moi aussi je vais à l'UQAM...
Le dernier exemple en date de ce genre de comportements est relaté dans cet article de « La Presse ». On y apprend que trois étudiants ont été suspendus pour une vingtaine de jours, pour avoir causé du grabuge lors d'une manifestation dans l'un des pavillons de l'université. Alors que la direction a pris le temps d'expliquer clairement les raisons de cette sanction, l'un des étudiants en question s'empresse de crier à la répression et se pose même comme un martyre! Oh boy!
On va bientôt ouvrir un certificat en guérilla urbaine, avec un cours optionnel sur les déclarations stupides incendiaires maladroites que l'ont peut offrir au média pour faire paraître l'UQAM comme un gros-méchant-monstre-capitaliste-qui-refuse-de-négocier-directement-avec-les-étudiants.
L'étudiant mentionné plus haut fait partie de la faculté des sciences humaines. Je n'ai rien contre cette faculté, ayant moi-même suivi quelques cours en histoire et un en sociologie (que j'ai détesté pour mourir, mais là n'est pas la question). Cette même faculté est la seule à être en grève, si l'on excepte deux autres programmes uqamiens. Ladite grève a été reconduite par 51% des étudiants présents à la dernière assemblée générale. Bref, le mouvement de grève, en plus d'être marginal au sein même de l'UQAM, semble (du moins je l'espère) en voie de s'essouffler.
Tout ça pour dire que plus j'y pense, et plus je constate que ce sont presque toujours les étudiants de 1er cycle qui ont ce genre de comportement. Vous verrez rarement les étudiants à la maîtrise et au doctorat prendre les armes (ou les tamtams, selon le cas) pour défendre une cause qui aurait très bien pu se régler par la discussion, comme semblent vouloir le faire la grande partie des associations facultaires uqamiennes. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais je crois que tout cela est symptomatique d'une attitude regrettable, qui allie à la fois un certain jem'enfoutisme au niveau des études à un manque flagrant de maturité.
Pour finir, j'aimerais rappeler, comme me l'a mentionné un collègue étudiant, il y a quelques semaines, qu'une grève est supposer perturber une offre de service afin de faire bouger les choses. Dans le cas qui nous occupe, c'est uniquement la session des étudiants concernés qui est perturbée et ce sont les seuls qui auront à en payer le prix.
Blogue_l'Éponge universitaire mais non gréviste