14 avril 2008
Les universités « CrackerJack » (avec ajouts)
Je vais peut-être voler un billet au Professeur Masqué, mais bon, je me dis que le sujet n'entre pas vraiment dans son domaine d'intérêt (quoique...).
Bref, un article dans La Presse d'aujourd'hui nous apprends le ras-le-bol des enseignants, mais aussi des étudiants et des différents intervenants au niveau universitaire, en ce qui concerne la qualité et la validité d'un baccalauréat. On y apprends entre autre que dans certains cours, la moyenne finale est donnée au début de la session et adoptée par les étudiants (!). Les auteurs font également mention de contenus de cours complètement farfelus ou encore à des travaux complètement surréalistes (j'adore l'allusion à un mémoire qui portait sur l'astrologie comme méthode d'orientation scolaire!).
L'article fait également mention de la grande disparité, tant financière que matérielle, qui existe entre les différentes facultés d'une même université (lire ici entre les sciences et les sciences sociales et les arts). Bref, plusieurs s'interrogent sur la qualité d'un baccalauréat donné par une université québécoise.
Je suis tout à fait d'accord avec les conclusions de l'article, et j'ajouterais qu'à l'UQAM, la problématique est encore plus frappante, avec le nombre effarant de grèves qui paralyse l'institution depuis quelques années. Depuis le début de ma formation à l'UQAM, en 2002, je me souviens d'au moins 4 grèves qui m'ont directement affecté et d'au moins autant, uniquement dans la faculté de sciences humaines... Le tout en cinq ans! Il est donc légitime de se questionner sur la légitimité d'une telle formation.
Finalement, les deux auteurs font également le lien avec la situation au secondaire et au cégep, puisque les étudiants y rencontrent là aussi de nombreuses difficultés, surtout au niveau de la qualité de l'éducation. Loin de moi l'idée de jeter le blâme aux professeurs (au contraire, je crois fermement qu'ils sont le dernier bastion contre la bêtise galopante des fonctionnaires du MELS).
En fait, c'est plutôt le nouveau système basé sur une vision capitaliste (qui valorise le rendement plutôt que la qualité de la formation) et qui fait en sorte que le plus de gens possible obtiennent un diplôme, mais que ce dernier en est de plus en plus réduit à un beau morceau de papier à encadrer et à accrocher au mur...
J'espère ne jamais penser la même chose de ma maîtrise et de mon (futur) doctorat...
Blogue_l'Étudiant_Concerné
P. S. Dans La Presse d'aujourd'hui, un autre article des mêmes auteurs (Violaine Ballivy et Louise Leduc), concernant le financement des universités et le recrutement des étudiants, et l'excellent éditorial de Nathalie Collard. Il n'y a pas grand chose à rajouter...
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