Vous vous demandez surement où je veux en venir avec ce titre digne d'un reportage de TV5!

En fait, l'idée de ce billet m'est venue hier, lorsque j'ai vu des élèves de sixième année se présenter à une remise de diplômes. Oui, oui! Les gars avaient un complet et les filles une robe de soirée! Et en discutant avec une collègue de travail (et aussi avec ma Bloguette), j'ai appris que depuis quelques années, ces mêmes ti-pouts avaient droit à un bal de fin d'année... Un bal de 6e année primaire?!?!?!? Mais la goûte qui a vait déborder le vase, c'est lorsque j'attendais mon autobus et que j'ai vu passer des enfants de 7-8 ans avec un mortier en carton (style couronne de Burger King) sur la tête...

Je me suis demandé et me demande encore l'utilité de ce genre d'événements... Une autre collègue de travail me disait qu'il était important de valoriser les progrès académiques des élèves, afin de faire diminuer les taux de décrochage... Je veux bien, mais qui peut se trouver un boulot avec une 6e année primaire?!? Et qui a déjà entendu parler d'un élève de 5e année primaire qui décroche?

Et voulez-vous bien me dire ce qu'un bal de fin d'année du primaire vient faire là-dedans? Soyons réalistes bon sens! Certaines initiatives à long terme sont intéressantes (je pense entre autre au fond universitas et autres fonds d'accès aux études pour plus tard), mais il ne faudrait pas non plus exagérer!

L'école primaire est une étape normale et obligatoire du cheminement scolaire de l'élève. Il y apprend les bases de ses apprentissages futurs (comme lire, écrire, compter et attacher ses souliers). Que peut-on bien célébrer en lui remettant un diplôme?! Et quelle valeur a ce bout de papier?

Je crois qu'il est extrêmement malsain d'habituer ainsi ces jeunes à des récompenses à chaque étape « importante » de leur vie.Certaines périodes doivent êtres vécues, sans nécéssairement être immanquablement soulignées. Sinon, à quand les bourses d'excellence pour les finissants du primaire qui souhaitent poursuivre leurs études au secondaire?

En cette époque d'inquiétude face à l'hypersexualisation des jeunes, il ne faudrait pas non plus laisser passer la problématique plus insidieuse de la survalorisation scolaire, sous prétexte que les jeunes l'ont bien mérité. Sinon, où s'arrêtera-t-on? À quand une 6e année Honiris Causa?