Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai été frappé par une coïncidence ce matin, en lisant Cyberpresse. Deux articles parlent du sommet du G8 au Japon, qui s'ouvre aujourd'hui. Dans celui-ci, il est question d'environnement, alors que dans celui-là, c'est plutôt la crise alimentaire mondiale et la situation de l'Afrique qui sont mentionnées.

Dans les deux cas, on y apprend des choses fort intéressantes sur les discussions qui devraient avoir lieu au cours de ce sommet des huit plus grande puissances économiques mondiales, ainsi que de leurs 14 invités (dont la Chine, l'Inde et le Brésil, économies émergentes et potentiellement hyperpuissantes oblige)

La fameuse coïncidence qui m'a frappé tient dans cette phrase : « Le premier ministre canadien, Stephen Harper, s’oppose pour sa part à cette mesure qu’il considère trop contraignante. » On la retrouve dans le deuxième article, de manière textuelle, alors qu'elle n'est que sous-entendue dans le premier, lorsqu'il est fait mention que Harper considère les cibles post-Kyoto comme « irréalistes ».

Bref, M. Harper a horreur d'être obligé de faire quelque chose! Il n'aime pas prêter ses jouets, il veut manger ce qu'il veut, quand il veut et surtout, personne ne peut lui dire de ranger sa chambre! En résumé, Stephen Harper, premier ministre du Canada et membre du G8 serait un gros bébé gâté...

Mais non, ça ne se peut pas! Le premier ministre d'un pays comme le Canada sait que ses intérêts ne peuvent pas toujours passer en premier, et qu'il doit en arriver à un concensus avec ses alliés... Non? Eh bien finalement, il semble que ça ne soit pas le cas.

Je trouve désolant que le plus haut responsable de notre pays doive constamment se faire tirer l'oreille sur des sujets aussi cruciaux que l'environnement et les crises mondiales (qu'elles soient alimentaires, économiques ou autres). À chaque fois qu'il y a un geste de posé, on dirait qu'il est fait avec la plus mauvaise foi du monde, comme si bébé Harper venait de se faire chicaner par ses parents, et que sa punition était justement de céder sur un point où il était intraitable.

C'est une attitude irresponsable et mesquine, mais bon, depuis l'entrée des Conservateurs au pouvoir, on a eu amplement le temps de comprendre que c'est leur style de gouvernance!

Et je vais m'arrêter ici, au cas où M. Harper tomberait sur ce billet (et serait capable de le faire traduire) et qu'il se mette à rire de moi à l'Assemblée Nationale afin de minimiser l'impact de mon message, sans toutefois y apporter de réponse constructive.

Ça ne vous rappelle personne? (Un indice : son chien s'appelle Kyoto!)

Sur ce, bon sommet du G8, enfin, si ça vous tente! Je ne voudrais surtout pas vous contraindre...