Je suis parfaitement conscient de mes accès de cynisme politique, et habituellement, j'essaie de ne pas trop écoeurer personne avec ça (lire ici Bloguette!) Mais disons que cette fois-ci, ça frôle pratiquement le mépris de l'électorat, à de pures fins électorales.

Et pour une fois, je ne parle pas du PLQ, mais bien du PQ! Eh oui! La « Nous-nous » du Québec, Pauline Marois, se dit prête à accueillir les transfuges (souverainistes, quand même, ils ne prennent pas n'importe quel deux de pique!) adéquistes à bras ouverts.

Je ne sais pas si elle le fait parce qu'elle croit à sa cause (après tout, c'est peut-être le cas), mais disons que quand on sait que l'ADQ ne compte plus que 3 députés de plus que le PQ, on comprend assez rapidement pourquoi ce dernier lorgne de plus en plus du côté de la « vraie » opposition (on croirait TVYA!).

C'est bien beau retrouver la volonté de former l'opposition officielle, mais disons que la démarche serait plus respectueuse de l'électorat si elle se faisait dans le cadre d'une élection, plutôt qu'à travers un appel (très mal) caché au maraudage. On s'entend que ça pue l'opportunisme à plein nez. Mais bon, à la guerre comme à la guerre, faut bien tourner les coins ronds si on veut remettre la souveraineté sur le tapis, joualvert!

Et de l'autre côté, le pauvre Super Mario (qui aurait bien besoin d'un champignon, ou mieux encore, d'une étoile) affirme haut et fort que son parti est uni et que les défections, c'est fini, f-fi-fi-n-ni-ni. Reste que tous ses députés ont pratiquement dû porter allégeance au parti, à travers le whip, qui les a tous regardé « dans le blanc des yeux ». (J'ai la chienne, moi là!)

L'Halloween s'en vient, et au Parlement, je crois bien que cette année, les costumes de pimps vont être à la mode cette année!