Après une (trop) longue absence, me voici de retour pour un autre jeu des titres!

Donc, comme vous l'aurez probablement deviné, ce titre fait référence à un truc pour se rappeler une règle de base en français : quand on utilise le « si », le verbe doit être conjugué à l'imparfait, pas au conditionnel!

On doit donc dire « Si j'avais les ailes d'un ange, je partirais pour... Québec! » Et non : « Si j'aurais les ailes d'un ange, je partirais pour... Québec! » Simple non?

Eh bien il semblerait que notre chère langue française cause des mots de têtes à plusieurs, qui trouvent le moyen de la simplifier, et ce faisant, me font ciller les oreilles!

Le meilleur exemple est à mon avis l'émission « Tout simplement Clodine » à TVA. C'est simple, chaque fois que Bloguette écoute l'émission et que je suis dans le salon, je passe mon temps à reprendre l'animatrice et ses chroniqueuses.

Je sais, vous allez sans doute me dire que je me prends pour une version masculine de Denise Bombardier (!!). Mais je vous répondrai que dans le domaine des communications, et particulièrement dans celui des médias, il me semble primordial d'avoir une connaissance minimale du français, incluant un vocabulaire adéquat pour le genre de communications que l'on a à faire.

Un autre exemple? Les publicités traduites « spécialement » pour le Québec. Bon, personne ne doute que ce genre de pubs nous vient des États-Unis. Mais là n'est pas la question. Ce qui m'horripile particulièrement, c'est quand on fait un effort surhumain et démesuré, afin de s'adresser au public francophone du Québec. Encore une fois, j'ai un exemple pour vous! Je ne sais pas si vous êtes déjà tombé sur cette pub, mais pour ma part, j'en suis resté bouche bée un gros cinq minutes après la publicité...

Non pas à cause de la qualité de la publicité elle-même, ni même à cause de la qualité du produit. Non, c'est le niveau de langue qui m'a sidéré comme je l'ai rarement été! Si vous écoutez attentivement, vous vous rendrez compte que le pauvre gars de la pub nous parle dans une espèce de « joual » normalisé qui ressemble vaguement à la façon dont on parle à Montréal aujourd'hui. Bref, le gars parle mal! Pas comme un péquenaud qui a triplé sa maternelle, juste comme deux gars dans une conversation de machine à café...

Je vous laisse juger par vous-même!

En terminant, je vous laisse sur ces deux billets, qui, fait étonnant, parlent du même sujet : le doublage en « québécois » d'un jeu de Nintendo.

Je crois que j'ai prouvé mon point, non?!