Ras-le-blogue

Les bons comme les mauvais coups de notre société, un regard amusé, cynique ou carrément mordant sur le monde qui nous entoure.

21 juin 2008

Parlons de survalorisation scolaire

Vous vous demandez surement où je veux en venir avec ce titre digne d'un reportage de TV5!

En fait, l'idée de ce billet m'est venue hier, lorsque j'ai vu des élèves de sixième année se présenter à une remise de diplômes. Oui, oui! Les gars avaient un complet et les filles une robe de soirée! Et en discutant avec une collègue de travail (et aussi avec ma Bloguette), j'ai appris que depuis quelques années, ces mêmes ti-pouts avaient droit à un bal de fin d'année... Un bal de 6e année primaire?!?!?!? Mais la goûte qui a vait déborder le vase, c'est lorsque j'attendais mon autobus et que j'ai vu passer des enfants de 7-8 ans avec un mortier en carton (style couronne de Burger King) sur la tête...

Je me suis demandé et me demande encore l'utilité de ce genre d'événements... Une autre collègue de travail me disait qu'il était important de valoriser les progrès académiques des élèves, afin de faire diminuer les taux de décrochage... Je veux bien, mais qui peut se trouver un boulot avec une 6e année primaire?!? Et qui a déjà entendu parler d'un élève de 5e année primaire qui décroche?

Et voulez-vous bien me dire ce qu'un bal de fin d'année du primaire vient faire là-dedans? Soyons réalistes bon sens! Certaines initiatives à long terme sont intéressantes (je pense entre autre au fond universitas et autres fonds d'accès aux études pour plus tard), mais il ne faudrait pas non plus exagérer!

L'école primaire est une étape normale et obligatoire du cheminement scolaire de l'élève. Il y apprend les bases de ses apprentissages futurs (comme lire, écrire, compter et attacher ses souliers). Que peut-on bien célébrer en lui remettant un diplôme?! Et quelle valeur a ce bout de papier?

Je crois qu'il est extrêmement malsain d'habituer ainsi ces jeunes à des récompenses à chaque étape « importante » de leur vie.Certaines périodes doivent êtres vécues, sans nécéssairement être immanquablement soulignées. Sinon, à quand les bourses d'excellence pour les finissants du primaire qui souhaitent poursuivre leurs études au secondaire?

En cette époque d'inquiétude face à l'hypersexualisation des jeunes, il ne faudrait pas non plus laisser passer la problématique plus insidieuse de la survalorisation scolaire, sous prétexte que les jeunes l'ont bien mérité. Sinon, où s'arrêtera-t-on? À quand une 6e année Honiris Causa?

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04 juin 2008

Autopsie d'un fiasco uqamien

Wow! Grosse nouvelle!

Selon cet article de « Cyberpresse », le vérificateur général du Québec dépose ce matin ses conclusions sur le fiasco immobilier du Complexe des Sciences et de l'Îlot voyageur, deux projets qui ont littéralement mis l'UQAM « dans le trou ».

En gros, Renaud Lachance (le vérificateur) blâme l'ancien recteur, M. Roch Denis qui serait en très grande partie responsable de cet échec financier. Il a également une bonne provision de flèches pour le ministère de l'éducation, et celui des finances, qui n'ont pas su réagir à temps pour prévenir la catastrophe. Ah! Et il ne faudrait pas oublier le Réseau de l'Université du Québec, qui lui non plus n'a pas eu le bon sens de réagir au moment opportun.

Le rapport démontre également que le conseil d'administration de l'UQAM a carrément été laissé dans l'ignorance au sujet des deux projets et qu'ils ont été placés devant le fait accompli.

Au-delà du lynchage des diverses parties mises en causes dans ce rapport, ce que je souhaite par-dessus tout, c'est que ce dernier puisse servir de levier pour l'administration actuelle de l'UQAM, par rapport au réseau de l'UQ et du ministère de l'éducation, afin que la dette reliée à ces désastres immobiliers soit prise en charge en grande partie par ces deux organismes, puisque la responsabilité de toute cette affaire peut leur être imputée en bonne partie.

L'UQAM fait des efforts colossaux pour se sortir de son déficit budgétaire, avec pour conséquence la fermeture de certains services, dont le Bureauphile, mais également de certains lieux qui, à mon avis, faisaient partie intégrante de la vie uqamienne, comme l'Après-Cours, seul bar « officiel » de l'université.

Il serait donc souhaitable (au minimum!) que les parties concernées prennent leurs responsabilités et assument le déficit engendré par la folie des grandeurs de notre ex-recteur, mais implicitement encouragée par l'inaction et le manque de clairvoyance du Réseau de l'UQ et des deux ministères que j'ai déjà nommés.

Merci monsieur Renaud, vous êtes parvenu à rétablir ma confiance en mon alta-mater, confiance qui avait été grandement ébranlée par de mauvais choix stratégiques, effectués par quelques individus peu scrupuleux.

Moi, j'appuie l'UQAM!

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04 mars 2008

Des fois, j'ai honte de l'UQAM

Même si je suis en train de terminer une maîtrise à l'UQAM et même si j'ai été accepté au doctorat à cette même université, des fois, j'ai vraiment honte de l'UQAM!

Pas de l'administration ou de l'institution (du moins, c'est rarement le cas!). Non, c'est surtout certains groupes d'étudiants qui fréquentent ce lieu du savoir qui me font rougir et marmonner de manière gênée que oui, moi aussi je vais à l'UQAM...

Le dernier exemple en date de ce genre de comportements est relaté dans cet article de « La Presse ». On y apprend que trois étudiants ont été suspendus pour une vingtaine de jours, pour avoir causé du grabuge lors d'une manifestation dans l'un des pavillons de l'université. Alors que la direction a pris le temps d'expliquer clairement les raisons de cette sanction, l'un des étudiants en question s'empresse de crier à la répression et se pose même comme un martyre! Oh boy!

On va bientôt ouvrir un certificat en guérilla urbaine, avec un cours optionnel sur les déclarations stupides
incendiaires maladroites que l'ont peut offrir au média pour faire paraître l'UQAM comme un gros-méchant-monstre-capitaliste-qui-refuse-de-négocier-directement-avec-les-étudiants.

L'étudiant mentionné plus haut fait partie de la faculté des sciences humaines. Je n'ai rien contre cette faculté, ayant moi-même suivi quelques cours en histoire et un en sociologie (que j'ai détesté pour mourir, mais là n'est pas la question). Cette même faculté est la seule à être en grève, si l'on excepte deux autres programmes uqamiens. Ladite grève a été reconduite par 51% des étudiants présents à la dernière assemblée générale. Bref, le mouvement de grève, en plus d'être marginal au sein même de l'UQAM, semble (du moins je l'espère) en voie de s'essouffler.

Tout ça pour dire que plus j'y pense, et plus je constate que ce sont presque toujours les étudiants de 1er cycle qui ont ce genre de comportement. Vous verrez rarement les étudiants à la maîtrise et au doctorat prendre les armes (ou les tamtams, selon le cas) pour défendre une cause qui aurait très bien pu se régler par la discussion, comme semblent vouloir le faire la grande partie des associations facultaires uqamiennes. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais je crois que tout cela est symptomatique d'une attitude regrettable, qui allie à la fois un certain jem'enfoutisme au niveau des études à un manque flagrant de maturité.

Pour finir, j'aimerais rappeler, comme me l'a mentionné un collègue étudiant, il y a quelques semaines, qu'une grève est supposer perturber une offre de service afin de faire bouger les choses. Dans le cas qui nous occupe, c'est uniquement la session des étudiants concernés qui est perturbée et ce sont les seuls qui auront à en payer le prix.

Blogue_l'Éponge universitaire mais non gréviste

Posté par blogueleponge à 10:46 - Grosses niaiseries à la petite école - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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