Bon... pour mon premier article officiel, il fallait que je parle de quelque chose qui m'irrite au plus haut point! On ne pouvait faire autrement!

Depuis quelques semaines, en marge de la Comission Taylor-Bouchard, une autre « polémique » secoue notre pauvre melting-pot social... La fameuse question du « Nous ».

Depuis que Mme Marois a décidée qu'elle voulait entrer dans la gigue identitaire initiée de façon grossière par M. Dumont, on peut entendre des acrobaties verbales et sémantiques à faire rougir d'envie les employés du Cirque du Soleil!

Grammaticalement parlant, le « nous » est la 1ère personne du pluriel, et sert à identifier un groupe de deux personnes ou plus qui parlent en leur nom. « Nous allons au parc aujourd'hui. » Mais, politiquement parlant, le nous peut à la fois signifier « les Québécois de souche », « l'ensemble des Québécois », « le monde qui vivent au Québec, qui parlent français, qui mangent des bines, qui se fient au gros bon sens pis qui votent pour l'ADQ au provincial en bitchant contre le maudit Plateau à Montréal ».

Peut-on s'entendre une fois pour toute pour dire que si il y a un « nous », il y a forcément un « ils » (ou un « eux »). C'est la grammaire qui le veut bon! Mais est-ce une raison pour taper à coup de Bescherelle sur tout ce qui entrerait supposément dans le « ils »? Simplement parce qu'ils semblent au premier abord différent du nous?

Bref, cette confuse montée de lait avait simplement pour but de démontrer l'absurdité de se prévaloir d'une règle grammaticale pour justifié des attitudes, commentaires ou pensées xénophobes, racistes, intolérantes et qui partent toutes d'un simple fait : l'ignorance de la réalité et la méconnaissance de ce qui fait « peur ».

C'est drôle, mais en y pensant attentivement, j'ai plus souvent vu des morons québécois-catholiques-plein-de-gros-bon-sens que des morons de d'autres nationalités ou d'autres confessions...

Comme dirait André Ducharme dans ses sketchs de St-Hubert, « Pensez-y... Beeeeep! »

Bob